A La Une :

ENGLISH
July 29, 2010

  Dossiers d'analyse
....... Culture et société
  Économie
  Interviews
  Justice et droit
  Politique
  Sécurité
  Réalités locales
....... Bubanza
  Bujumbura Mairie
  Bujumbura Rural
  Bururi
  Cankuzo
  Cibitoke
  Gitega
  Karuzi
  Kayanza
  Kirundo
  Makamba
  Muramvya
  Muyinga
  Mwaro
  Ngozi
  Rutana
  Ruyigi


Version imprimable
e-mail cet article à un ami
Save As PDF
Save As Flash Papers

 




Ouganda: Rififi entre gardes rapprochées

Panapress


Kampala, 2008-03-20 (Panapress) - Plusieurs personnes ont été blessées et les vies de neuf (9) chefs d'Etat africains présents sur les lieux ont été mises en danger quand leurs gardes rapprochées respectives se sont affrontées mercredi lors de la cérémonie d'ouverture de la plus grande mosquée d'Afrique dans la capitale ougandaise, Kampala, a appris la PANA sur place.

Des journalistes et plusieurs gardes armés ont été blessés dans le pugilat qui a opposé les éléments des gardes rapprochées des chefs d'état du Kenya, de la Tanzanie, du Burundi, du Rwanda, du Mali, de la Somalie, du Soudan, de la Libye et de Djibouti, qui se sont envoyés des coups de poing et de pied et ont sortis leurs armes les uns contre les autres.

L'incident est survenu peu après que le guide libyen Muammar Kadhafi et son hôte, le président ougandais Yoweri Museveni, ont officiellement inauguré la mosquée, dont la construction avait été commencée en 1972 par l'ex président ougandais, Idi Amin.

La bagarre a éclaté quand la garde rapprochée de M. Kadhafi, qui n'a cessé de se quereller avec la garde présidentielle ougandaise à chaque évènement depuis leur arrivée en Ouganda dimanche, aurait refoulé les éléments de la sécurité des autres pays à l'entrée de la mosquée.

La garde présidentielle ougandaise a réagi violemment à cette tentative de l'écarter, se jetant sur la garde rapprochée arabe. Lors de cet affrontement musclé, M. Museveni a momentanément perdu l'équilibre après avoir été poussé contre un mur par un garde du corps libyen costaud.

Le président rwandais Paul Kagame s'est également retrouvé au beau milieu de la bagarre, sa garde rapprochée ayant dû se joindre à la mêlée quand des gardes du corps ougandais et libyens sont venus vers lui en se battant.

Les gardes du corps des autres présidents et Premiers ministres ont alors fait formé un rempart autour de leurs patrons respectifs, tirant parfois leurs armes, alors qu'ils semblaient dépassés par la situation.

A la fin du pugilat qui a duré six minutes et qui a laissé en sang une dizaine de gardes du corps, les responsables du protocole libyen et ougandais se sont mutuellement accusés d'irrespect et de racisme.

"Qu'est-ce que vous faites? Essayez-vous de tuer notre guide? Pourquoi essayez-vous tout le temps d'empêcher notre garde d'avoir accès à notre guide?", a demandé un responsable du protocole libyen en colère.

Dans une réponse également courroucée, un officiel ougandais a déclaré: "Pourquoi vous pensez-vous supérieur? Qu'est-ce qui vous fait croire que nous ayons de mauvaises intentions contre M. Kadhafi? Vous devriez savoir que le pays hôte est largement responsable de la sécurité de tout chef d'Etat en visite et certainement que les organes de sécurité ne font que leur travail. Quiconque tentera de les arrêter ou de les bloquer de quelque manière que ce soit sera traité comme il le mérite".

La bagarre a fait plusieurs blessés parmi les membres du protocole, tandis que plusieurs journalistes ont perdu leurs caméras et leurs appareils enregistreurs.

On ne sait pas ce qui a été décidé lors d'une réunion de crise convoquée par les autorités ougandaises, le chef de la police, le général de division Kale Kayihura et le chef de l'Armée, le général Aronda Nyakairima, n'ayant accepté de faire aucun commentaire.

Le capitaine Edison Kwesiga, porte-parole de la Brigade de la Garde présidentielle ougandaise (PGB) a confirmé les relations hostiles entre les gardes rapprochées ougandaise et libyenne, en déclarant, "on se battait toujours car c'est notre responsabilité d'assurer la sécurité de tout chef d'Etat en visite".

La bagarre a enlevé presque tout son éclat à la cérémonie d'ouverture de la mosquée, dont la construction a mis 36 ans pour être achevée et qui peut accueillir jusqu'à 17.000 fidèles pour une séance de prières.

Elle est située sur une colline qui était un fort colonial baptisé du nom d'un capitaine britannique, Lugard, au coeur de la capitale, Kampala.

Des musulmans interrogés par la PANA ont déclaré que la mosquée rappelait certains des souvenirs agréables des bienfaits du dictateur, le défunt Idi Amin Dada, qui avait commencé la construction de la mosquée avec l'aide financière de l'Arabie Saoudite.

"C'est un grand jour et qu'Allah soit remercié pour avoir permis l'achèvement de la construction. Elle avait été commencée par Idi Amin puis avait été interrompue lors de son renversement. Les gouvernements successifs ne s'en sont jamais occupés jusqu'au retour récent de sur la scène politique de M. Kadhafi, qui a financé son achèvement",, a déclaré Salim Abdul Noor, 39 ans.

"Ceci doit nous rappeler que si Amin est diabolisé comme le pire dictateur de l'Afrique, il a fait beaucoup de choses pour ce pays dont les gouvernements successifs ont largement profité", a-t-il affirmé.

Un musulman suédois de 57 ans en visite, Adly Abu Hajar, a déclaré que cette mosquée avait apporté l'unité entre les musulmans.

"Pendant les 10 jours que j'ai passé ici, j'ai trouvé que ce complexe a apporté l'unité aux musulmans ougandais. Il y a tant de factions mais cette mosquée les a réuni et leur a permis de s'identifier à une maison commune" a fait remarquer M. Hajar.


 

Version imprimable
e-mail cet article à un ami
Save As PDF
Save As Flash Papers

 

 

INFO RADIO




BR SPÉCIAL

MEMORANDUM SUR LES IRREGULARITES ET FRAUDES MASSIVES DES ELECTIONS COMMUNALES DU 24 MAI 2010
Au fond : Qu’est-ce qu’un intellectuel ?
DECLARATION DU PARTI CNDD AU SUJET DE LA GREVE DES ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE ET DU SECONDAIRE
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI CNDD RELATIF AU CONGRES NATIONAL
DECLARATION DU PARTI CNDD A PROPOS DE LA LOI ACCORDANT LES INDEMINITES DE FIN DE MANDAT AUX PARLE MENTAIRES ET DIGNITAIRES BURUNDAIS
L'essentiel du rapport de l'ONU sur les massacres du 28 septembre à Conakry
DECLARATION DU PARTI CNDD A PROPOS DE L’OCTROI DE LA CARTE NATIONALE D’IDENTITE
COMMUNIQUE CONTRE LA BARBARIE DES GROUPES PARAMILITAIRES IMBONERAKURE DE GIHOGAZI EN PROVINCE KARUZI
Techniques de fraudes électorales et failles du nouveau code électoral du Burundi
DECLARATION DU CNDD SUR L’ATTENTAT MEURTRIER CONTRE LE CONTINGENT MILITAIRE BURUNDAIS EN SOMALIE

Burundi Réalités (c) 2006 All rights reserved