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Kigali, Rwanda, 2010-01-04 (Afrique en Ligne) -
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Rwanda: Un parti d'opposition devant le Sénat
Source: Afrique en Ligne
Politique - Le dirigeant du Parti social (PS-Imberakuri) au Rwanda
(opposition), Me Bernard Ntaganda, devra comparaître cette semaine devant le
Sénat rwandais pour répondre aux allégations faisant état des idéaux aux
"relents tribalistes" et des propagandes "divisionnistes" et incitateurs au
génocide par les membres de cette formation politique, a appris la PANA lundi de
source officielle à Kigali, la capitale rwandaise.
C'est la deuxième fois que le président de ce parti politique nouvellement créé
sera convoqué devant le Sénat rwandais après la précedente comparution au cours
de laquelle il avait demandé aux membres de la Chambre haute du Parlement
rwandais de lui accorder encore "plus de temps" pour répondre auxdites
allégations.
"Le Sénat rwandais avait déjà convoqué le dirigeant du Parti social (PS-Imberakuri)
afin qu'il puisse statuer sur ces allégations divisionnistes au sein de son
parti, mais il a fait la sourde oreille", a déclaré lundi le président du Sénat
rwandais, Vincent Biruta.
M. Biruta, qui est la troisième personnalité hiérarchique du pays, a expliqué
que la convocation de M. Ntaganda devant le Sénat ne visait autre objectif que "lui
donner conseil" de la part des sages, "au regard de son comportement sur la
scène politique" au Rwanda.
"Nous aurions pu décider d'agir autrement, mais nous avons d'abord décidé de
prodiguer les conseils des sages à ce politicien", a déclaré à la presse M.
Biruta.
Kigali - Pana 04/01/2010 - Le Sénat rwandais n'exclut pas l'option de traduire
en justice le PS- Imberakuri, a fait valoir le Dr Biruta.
Au cours d'une session extraordinaire tenue le 30 décembre dernier, au lendemain
de la dénonciation officielle contre les allégations "divisionnistes" au sein du
PS-Imberakuri, plusieurs sénateurs ont vivement dénoncé l'attitude du président
de ce parti d'opposition qui n'a pas pu répondre "immédiatement" aux propos
divisionnistes prêtés à sa formation politique.
"Nous (les sénateurs) avons besoin de donner une leçon à ce jeune politicien
"arrogant", a commenté pour sa part le sénateur Rwigamba Balinda qui
recommandait de traduire en justice cette formation politique de l'opposition.
Parmi les accusations auxquelles doit répondre cette semaine le dirigeant du PS-Imberakuri,
il y a notamment les propos jugés incitateurs à la haine et au génocide qu'il a
tenus sur les ondes de la Radio BBC, ainsi que la mobilisation de la population
contre les programmes nationaux en cours pour l'unité et la réconciliation,
selon le Sénat rwandais.
"C'est la dernière chance accordée aux dirigeants du PS-Imberakuri pour statuer
sur ces allégations", a fait valoir M. Biruta qui n'exclut pas de "recourir à la
justice" en cas d'échec à cette comparution.
Au cours d'un entretien avec la PANA, le président du PS-Imberakuri a démenti
ces allégations. "Je peux avouer qu'il y a un plan envisagé dans la dissolution
de ma formation politique", a accusé Me Ntaganda à son tour.
On rappelle que le PS-Imberakuri (hommes intègres, en Kinyarwanda) a déjà nommé
Me Bernard Ntaganda pour le représenter lors des prochaines élections
présidentielles prévues en septembre 2010.
En prélude à ce scrutin à la magistrature suprême, ce parti de l'opposition
avait signé un accord de coalition avec d'autres formations politiques
rwandaises cantonnées en Europe.
Le Front patriotique rwandais (FPR) du président Paul Kagame n'a pas encore
annoncé son candidat à ce scrutin, mais l'actuel chef de l'Etat rwandais élu en
2003 est designé comme le plus grand favori pour se succéder à lui-même.
L'élection présidentielle de l'an 2010 au Rwanda connaîtra une participation de
5,2 millions d'électeurs représentant un taux de 56,5&percnt de la population de ce
petit pays d'Afrique centrale, selon la Commission électorale nationale
(COMELENA).
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