A La Une :

ENGLISH
June 28, 2017

  Dossiers d'analyse
....... Culture et société
  Économie
  Interviews
  Justice et droit
  Politique
  Sécurité
  Réalités locales
....... Bubanza
  Bujumbura Mairie
  Bujumbura Rural
  Bururi
  Cankuzo
  Cibitoke
  Gitega
  Karuzi
  Kayanza
  Kirundo
  Makamba
  Muramvya
  Muyinga
  Mwaro
  Ngozi
  Rutana
  Ruyigi


Version imprimable
e-mail cet article à un ami
Save As PDF
Save As Flash Papers

 




Sud Irumu/Ituri : Attaques et pillages attribués aux miliciens FRPI refont surface

L'Observateur


Kinshasa, RDC, 2016-01-22 (L'Observateur) - Untitled 6

Sud Irumu/Ituri : Attaques et pillages attribués aux miliciens FRPI refont surface

L'Observateur

 Chasser le naturel, il revient au galop. C’est la triste réalité que vivent les populations du Sud du territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, confrontées en ce début de l’année, aux nouvelles attaques de la part des miliciens du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI).

Le climat sécuritaire n’inspire pas  toujours confiance dans le Sud du territoire de l’Ituri, où la protection des populations civiles reste une grosse préoccupation. Des incursions, des pillages et autres violations des droits humains attribués aux éléments incontrôlés du FRPI, reprennent de plus belle en ce début d’année, constate le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Il sied de rappeler que la persistance de l’instabilité dans cette région depuis le milieu de l’année dernière avait déjà  maintenu plusieurs localités dans la phase 4 (phase d’urgence) du point de vue de sécurité alimentaire. Selon les résultats du Cadre intégré de classification de sécurité alimentaire, publiés en septembre dernier, plus de 150 000 personnes sont touchées par la crise alimentaire du fait justement de l’insécurité.

Pour les acteurs humanitaires, si cette tendance d’instabilité persistait, il est fort à craindre que la crise alimentaire se poursuive en dépit des interventions humanitaires.

C’est dans ce contexte que les acteurs politiques de l’Ituri ont lancé, le 9 janvier courant, un appel en direction des miliciens de FRPI pour qu’ils renoncent à leur activisme afin de favoriser la stabilisation du sud Irumu, qui compte plus de 100 000 personnes déplacées internes (PDI).

En fait, depuis juin dernier, les éléments incontrôlés de FRPI multiplient des attaques, exactions et autres violations des droits humains à l’encontre des civils, dans la région, où les troupes loyalistes cherchent à les neutraliser. Outre la question de FRPI, les acteurs de la protection sont préoccupés par des tensions intercommunautaires notamment dans la localité de Lagabo, où quatre civils avaient été assassinés au mois de décembre dernier  par des hommes non identifiés à la suite des vols répétitifs du bétail appartenant à une autre communauté. 

Implication des autorités sollicitée pour prévenir les conflits communautaires

Cette situation, indique-t-on, inquiète énormément les experts du secteur Protection, qui redoutent que ce contexte ne puisse raviver des tensions intercommunautaires. C’est ainsi qu’ils sollicitent l’implication des autorités pour prévenir d’éventuels conflits entre les communautés.

Le défi sécuritaire dans le territoire d’Irumu est tel qu’un engagement fort de la mission onusienne et des autorités étatiques est requis pour conduire cette région vers le relèvement communautaire, le développement et la relance de l’économie locale.

Par ailleurs, dans le territoire de Mambasa, principalement des villages et carrés miniers éloignés et isolés, sont  aussi victimes de l’activisme des miliciens Maï-Maï.  Plus inquiétant, les autorités locales sont toujours sans nouvelle d’une quarantaine de civils, pour la plupart des femmes, enlevés dans le carré minier de Bakaiko, dans la région de Niania en décembre dernier.

En rapport avec cette situation, une Organisation non gouvernementale locale de droit de l’homme (GADHOP) a enregistré au cours de l’année dernière 150 cas d’enlèvements et de viols perpétrés par des miliciens Maï-Maï. Depuis la mort de Morgan, un des chefs rebelles du groupe Simba en avril 2014, beaucoup d’autres seigneurs de guerre écument la région. Ils torturent, enlèvent, violent et sèment la terreur dans plusieurs petites localités inaccessibles, où les institutions étatiques (police, armée, administration) sont quasi absentes.

L’autre point qui a retenu l’attention d’OCHA, c’est le nombre pléthorique des détenus qui caractérise la prison centrale de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Cet établissement carcéral compte présentement plus de 1 200 détenus alors qu’il n’était initialement conçu que pour en héberger une centaine.

La majorité de ces prisonniers vivent dans la précarité. Selon une association des droits de l’homme, plus de trois quarts des détenus, soit 80 &percnt, ne sont pas encore jugés. Par ailleurs, dans le cadre de ses activités dans les milieux pénitenciers en 2015, un partenaire a apporté son soutien en termes des rations alimentaires, garanti l’accès à l’eau potable, appuyé le dispensaire de la prison en médicaments et autres.



 

Version imprimable
e-mail cet article à un ami
Save As PDF
Save As Flash Papers

 

 

INFO RADIO




BR SPÉCIAL

COMMUNIQUE DU PARTI CNDD A LA SUITE DU REFUS DE SA REUNION A RUMONGE
Requête au sujet d’un génocide rampant au Burundi
MESSAGE DE CONDOLEANCES ADRESSE AUX FAMILLES VICIMES DES RECENTS MASSACRES DE GATUMBA ET AU PEUPLE BURUNDAIS.
DECLARATION DU CNDD AU SUJET DE LA QUESTION DES NEGOCIATIONS
DECLARATION DU CNDD AU SUJET DES PRIVATISATION SAUVAGE DU
LIBYE : UN AVENIR INCERTAIN
Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo
MEMORANDUM SUR LES IRREGULARITES ET FRAUDES MASSIVES DES ELECTIONS COMMUNALES DU 24 MAI 2010
Au fond : Qu’est-ce qu’un intellectuel ?
DECLARATION DU PARTI CNDD AU SUJET DE LA GREVE DES ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE ET DU SECONDAIRE

Burundi Réalités (c) 2006 All rights reserved